De Pierre POURBUS à Rik WOUTERS - Legs Paul Dony et donation Jaumain-Jobart (MAW)

mardi 1er janvier 2008
par  Musee
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 Du 11 juillet au 24 août 2008

 SALLE SAINT-GEORGES - MUSEE DE L’ART WALLON

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Rik Wouters (Malines, 1882 - 1916)
Après-midi à Amsterdam
Legs P. Dony

Cette exposition veut mettre en lumière des œuvres sélectionnées dans les collections du musée parmi les maîtres belges (XIXe - XXe siècle) de la donation Désiré JAUMAIN - Ada JOBART (1973) et parmi les tableaux anciens et modernes de l’important legs Paul DONY (1983). Si la plupart des œuvres sont régulièrement accrochées aux cimaises, il en est d’autres, surtout d’art flamand, qui sortent des réserves occasionnellement pour des expositions temporaires.


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Jan Fyt (Anvers, 1611 - 1661)
Trophée de chasse
Legs P. Dony

Paul DONY, collectionneur éclairé, a acquis des tableaux couvrant une période de cinq siècles, principalement des XVIe et XVIIe siècles pour les anciens et du XIXe siècle pour les modernes : parmi cet ensemble remarquable, citons un « Portrait d’homme » de Pierre POURBUS (XVIe siècle), un « Diane et Actéon » d’Alexandre KEIRINCX et « Trophée de chasse » de Jan FYT(XVIIe siècle) et pour le XIXe siècle plus richement illustré, « Portait d’un jeune couple » de François-Joseph NAVEZ, « François 1er au chevet de Léonard De Vinci » de Louis GALLAIT ou encore « le Sommeil de l’enfant » d’Alfred STEVENS et « la Jeune fille au miroir » de Constantin MEUNIER, tous d’une grande qualité artistique.


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Henri Evenepoel (Nice, 1872 - Paris, 1899)
La Foire aux Invalides
Donation D. Jaumain-A. Jobart

Les œuvres de la collection Désiré JAUMAIN – Ada JOBART témoignent d’un éclectisme qui a apprécié la peinture belge du XIXe siècle et particulièrement des tableaux de maîtres tels que « Intérieur » de James ENSOR, « « La Foire aux invalides » d’Henri EVENEPOEL, « Le Rocher des grands malades » de Félicien ROPS, « Rosine à sa toilette » d’Antoine WIERTZ, sans oublier « Après-midi à Amsterdam » et « Femme à la mantille » de Rik WOUTERS, pour n’en citer que quelques-uns. Cet ensemble illustrant un siècle de peinture belge a enrichi considérablement nos collections.


 Paul DONY

Né le 15 janvier 1903 à Flémalle-Haute, fait de solides études d’ingénieur des Mines à l’Université de Liège ; c’est à ce titre qu’il dirigea, jusqu’à sa retraite, une importante entreprise familiale : les carrières et fours à chaux de Flémalle, lesquels fournirent pendant des années, la majorité de la chaux nécessaire aux Usines Cockerill.
A sa mort le 11 décembre 1983, sa collection comportait 279 œuvres. Dès 1967, sa volonté était de léguer cette admirable collection à la Ville de Liège.


 Désiré JAUMAIN - Ada JOBART

Né à Braibant (Namur) le 20 août 1892, Désiré JAUMAIN entame des études de médecine à l’Université de Liège et deviendra docteur en médecine à l’issue de la première guerre mondiale. Il est secondé par une dévouée collaboratrice, Ada JOBART qui deviendra son épouse en 1941.
Il crée en 1973, la « Fondation D. Jaumain - Science, art, culture en Wallonie », et cette même année, il fait don au Musée de l’Art wallon d’une cinquantaine de tableaux de l’Ecole belge groupés sous le nom « Donation Désiré JAUMAIN-Ada JOBART »


 Quelques œuvres...

Alfred STEVENS
Bruxelles, 1823 - Paris, 1906
Le sommeil de l’enfant

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Alfred Stevens (Bruxelles, 1823 - Paris, 1906)
Le sommeil de l’enfant
Legs P. Dony


Marqué par la peinture d’histoire, STEVENS choisit en début de carrière des thèmes historiques et sociaux.
L’artiste fut lié au mouvement réaliste belge. En 1852, il se fixe à Paris où il s’attache à peindre la Parisienne du Second Empire qu’il représente dans sa vie mondaine et domestique.

C’est dans un intérieur bourgeois que le peintre place les modèles du « Sommeil de l’enfant ». La jeune femme représentée ici est en deuil : robe noire, bijoux de deuil en jais. Les signes de deuil sont aussi présents chez l’enfant, qui porte une large ceinture noire. La scène dégage une impression de tranquillité, de sérénité, renforcée par la confiance de l’enfant qui, dans une pose d’abandon, sombre dans le sommeil et, par la présence de « rondeurs » dans le tableau : le chien couché en boule, le fauteuil, la table, le vase, le bouquet…
Stevens a su tirer des couleurs utilisées – brun, vert, noir, rouge, blanc…les nuances les plus subtiles. L’atmosphère intime ainsi créée par le jeu de la lumière et l’utilisation de tons sourds est propice à la mélancolie.



Alexandre KEIRINCX
Anvers, 1600 - Amsterdam, 1652
Diane et Actéon

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Alexandre Keirincx (Anvers, 1600 - Amsterdam, 1652)
Diane et Actéon
Legs P. Dony

Peintre de paysages, Keirincx a été en contact, lors de voyages, avec différents genres de peinture et a été réceptif à diverses influences. D’un style imprégné du paysage décoratif flamand, il évolue, tant dans la composition que dans le coloris, vers un style proche du paysage hollandais, à l’horizon bas et aux teintes de plus en plus brunâtres.
Tout au long de sa carrière, il a pris comme thème les arbres dont il caractérise bien les différences de feuillage. Leurs couleurs saturées rendent, par contraste, la tonalité des montagnes lointaines plus délicates.



Antoine WIERTZ
Dinant, 1806 - Ixelles, 1865
Rosine à sa toilette

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Antoine Wiertz (Dinant, 1806 - Ixelles, 1865)
Rosine à sa toilette
Donation D. Jaumin-A.Jobart

"A côté de ses œuvres gigantesques et de nombreux portraits, Antoine Wiertz n’a pas négligé le nu. ... La femme chez Wiertz, garde quelque chose de l’exubérance rubénienne et cela lui permet de s’écarter de la froideur de l’académie qui régnait alors en maître.
Rosine à sa toilette crée un certain malaise chez le spectateur. Wiertz en effet associe souvent la femme à la mort. On ne peut s’empêcher de songer à La belle Rosine méditant face à son squelette. Dans le tableau présenté ici, la jeune femme n’est plus confrontée à sa propre mort : elle contemple dans un miroir ses formes épanouies. Le regard et la petite moue satisfaite des lèvres dissimulent mal la crainte du temps qui fuit, flétrissant la beauté. La pose du modèle accentue son charme. Toute la lumière est concentrée sur le corps nu ; le décor reste dans la pénombre. Dans cette œuvre, le romantisme de Wiertz se déploie harmonieusement en utilisant une symbolique qui ne concurrence pas le motif de façon outrancière."





Rik WOUTERS
Malines, 1882 - Amsterdam, 1916
Femme à la mantille

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Rik Wouters (Malines, 1882 - 1916)
Femme à la mantille
Donation D. Jaumain-A. Jobart

Une jeune femme, nonchalamment appuyée sur le bras d’un fauteuil, nous regarde de ses grands yeux bleus. La mantille qui entoure la tête et le visage se confond avec les taches colorées du décor tandis que la robe rouge du modèle impose l’intensité de sa chaleur à l’ensemble de l’œuvre.
Le décor à peine esquissé, selon la manière chère aux impressionnistes, concentre tout l’intérêt sur le personnage dont la bouche sensuelle domine un visage aux traits volontairement estompés. La carnation est rendue de manière audacieuse par le mariage de diverses nuances de rose et de quelques touches de bleu.
Wouters est un des plus éminents représentants du fauvisme brabançon. Ami d’Edgard Tytgat et de James Ensor, le grand artiste a renouvelé la conception et le style de l’école impressionniste française dont il partage la joie de vivre, paisible et tranquille.




Félicien ROPS
Namur, 1833 - Essonnes, 1898
Le Rocher des Grands-Malades

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Félicien Rops (Namur, 1833 - Essonnes, 1898)
Le Rocher des Grands-Malades
Donation D. Jaumain-A. Jobart

L’existence de Félicien Rops au château de Thozée, la propriété familiale, n’était pas austère. Il conviait ses amis à des parties de chasse ou les invitait à canoter sur la Meuse ou la Sambre. Il était président du Royal Cercle Nautique de Sambre-et-Meuse. Il appréciait les exercices physiques et écrivait à son ami Hallaux « Qu’est-ce que l’art à côté de ce majestueux développement musculaire ? ».
Rops avait également le goût de la botanique et de la floriculture. Cette passion lui est venue par l’observation des essences rares plantées dans la propriété familiale et des serres où son père cultivait des plantes tropicales. Aussi, Rops ne rapportait-il pas seulement des plantes et du gibier de ses parties de chasse et de canotage, mais aussi des croquis, des peintures dont cette œuvre Le rocher des Grands Malades, lieu-dit en bordure de Meuse, où se réunissaient les canotiers namurois.
L’œuvre peint de Félicien Rops, si différent des gravures « sataniques » ou érotiques, exprime avec un réalisme serein les lieux qui l’enchantèrent.



Pierre POURBUS
Gouda ?, 1523/1524 - Bruges, 1584
Portrait d’homme

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Pierre Pourbus (?,1523/1524 - Bruges, 1584)
Portrait d’homme
Legs P. Dony

Peintre de portrait, Pierre Pourbus ne fut pas moins actif comme peintre de compositions religieuses et profanes, s’occupant par ailleurs d’architecture, d’arts appliqués et de décorations à l’occasion de festivités.
Il devient rapidement l’artiste le plus important de la Ville de Bruges. Il se manifeste comme un rénovateur des arts. Pourbus reste fidèle, tant par la technique que par le traitement des thèmes, aux traditions de l’école brugeoise, et est souvent considéré comme le dernier représentant des Primitifs flamands.



 RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

Lieu : Salle St-Georges du Musée de l’Art wallon, Féronstrée, 86,
4000 Liège
Dates : Du 11 juillet au 24 août 2008
Ouvert : Du mardi au samedi de 13 à 18 heures, le dimanche de 11 à 16h30
Droits d’entrée : 5€
Groupes, seniors, étudiants : 3€
Aînénergie : 2,50€
Article 27 : 1,25€
Gratuit pour les enfants < 12 ans, les écoles de la région liégeoise, ICOM.
Renseignements : Musée de l’Art wallon - tél. 04 221 92 31 - fax 04 221 92 32
musee.artwallon@liege.be – www.museeartwallon.be



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