7e Biennale internationale de Gravure contemporaine à Liège

lundi 2 mars 2009
popularité : 6%

Du 20 février au 26 avril 2009
au Musée d’Art moderne et d’Art contemporain de Liège

  • Vernissage le jeudi 19 février 2009 à 18h
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Pour sa septième édition, la Biennale de Gravure conforte sa position réellement internationale en s’ouvrant sur de nouvelles régions jusqu’ici non représentées. Sur les 750 dossiers de candidature reçus, soit quelque 250 en plus que lors des éditions précédentes, 48 candidats ont été retenus par un comité de sélection. Ils proviennent d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, du Brésil, du Canada, de Chine, de Croatie, d’Espagne, d’Estonie, des États-Unis, de Finlande, de France, de Grèce, d’Irlande, d’Italie, du Japon, de Lituanie, de la Nouvelle-Zélande, de Pologne, de Suisse et du Vénézuela. Cette édition s’annonce d’ores et déjà particulièrement originale, en dehors des sentiers battus et loin de la gravure traditionnelle.

La Fête de la Gravure
La Fête de la Gravure s’articule autour de la 7e Biennale internationale de Liège et propose une vingtaine de manifestations qui témoignent de la vitalité et de la variété de l’art de l’estampe. Cet événement confirme une tradition bien établie dans la région liégeoise depuis le XVIe siècle.

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Vernissage le 19 février 2009


Les participants à la Biennale 2009 :
Maria ALVAREZ MORAN (ES) - Margaret ASHMAN (GB) - Pol AUTHOM (B) -
Sandra BAUD (FR) - Derek Michael BESANT (CA) - Laura BISOTTI (I) - Paulo CARAPUNARLO (BR) - Brigitte CORBISIER (B) - Kikie CREVECOEUR (B) - Philippe DE KEMMETER (B) - Angelo DE MARTIN (I) - Leonor DECOURT (BR) - Sabine DELAHAUT (B) - Agnieszka DOBOSZ (PL) - Agata DWORZAK-SUBOCZ (PL) - Raphael GRISWOLD (US) - Elisa GUTIERREZ GOMEZ (ES) - Outi HEISKANEN (FI) - Yuji HIRATSUKA (JP) - Virge JOEKALDA (EE) - Katrin KÖNIG (D) - Janne LAINE (FI) - Geneviève LAPLANCHE (CH) - Yi LI & Liangchen QU (CN) - David LILBURN (IE) - Clarence LIN (US) - Carolina LOPES (BR) - Sebastien MARCIAK (FR) - Ricardo MOJARDIN (ES) - Marcelo MOSCHETA (BR) - Seeta Mary MÜLLER (NZ) - Cécile PATROU (FR) - Benjamin PHILLIPS (GB) - Gesa PUELL (VE) - Rolandas RIMKUNAS (LT) - Christopher ROANTREE (GB) - Michael RUNSCHKE (D) - Xenophon SACHINIS (GR) - Augusto SAMPAIO (BR) - Madeleine SAMSON (CA) - Agnieszka SITKO (PL) - Daniel SLUSE (B) - Tyler STARR (US) - Sofie VANGOR (B) - Gabriele VELLO VON BROZY (D) - Ana VIVODA (HR) - Leszek WYCZOLKOWSKI (PL)

La lauréate de la 7e édition :
Kikie Crêvecœur (B)

La mention du jury :
Sandra Baud (F)

La mention du musée :
Marcelo Moscheta (BR)

Le Comité de sélection de la Biennale :
Michel Barzin - Dacos - Luigino de Zotti - Chantal Dejace - Philippe Delaite - Maria Pace - Régine Rémon - Jean-Pierre Rouge - Françoise Safin

Le Jury de la Biennale :
Renouvelé lors de chaque édition, le jury de cette année est constitué de :
Jean-Luc Herman, peintre (Paris) - Adriaan Himmelreich, conservateur auprès de la Province du Limbourg néerlandais (Maastricht) - Caroline Lamarche, écrivain (Overijse) - Gérard Sourd, rédacteur en chef des Nouvelles de l’estampe (Paris) - Roger Pierre Turine, critique d’art (Bruxelles)


 Informations pratiques


Parc de la Boverie, 3 à 4020 Liège
Tél. 04 342 39 23 ou 04 343 04 03
Du mardi au samedi de 13 à 18h ; le dimanche de 11 à 16h30. Fermé le
lundi.
Visites guidées sur rendez-vous (04 342 39 23)
Catalogue couleurs : 10 €
Entrées MAMAC + CED : 5 € ; réductions : 3 €
Gratuit le 1er dimanche du mois

Visites guidées
par Chantal Dejace, le mercredi 11 mars à 15h
par Maria Pace, le dimanche 5 avril à 14h
Réservation indispensable au 04/342 39 23

 Serial colors

par Carmelo Virone [1]

[...] j’ai le sentiment que la gravure a d’abord maille à partir avec le corps, que
la première gravure, universelle, c’est celle que le temps dessine sur notre peau, à coup de stylet ou de burin, creusant sur notre face des rides de plus en plus profondes, nous montrant chaque jour un peu plus l’image qu’on aura quand on rejoindra l’envers du décor – pas trop vite si possible : estampe, suspends ton vol, comme disait l’autre. Plus encore que sur les corps c’est sans doute sur les pierres et les végétaux que cette gravure du temps atteint sa plénitude
expressive. Certains cailloux recèlent des labyrinthes infinis ; on peut se perdre sur la surface d’un tronc d’arbre. Les écorces sont des gravures toutes prêtes, des ready made sur lesquels des enfants, des amoureux ou des animaux apposent leurs signatures : initiales ou prénoms, cœur transpercé d’une flèche, date ineffaçable d’une présence, griffures, coups de cornes.
La nature est le premier modèle. De l’époque de Dürer aux encyclopédistes, le développement de la gravure en Occident a du reste accompagné les mouvements de découverte et d’exploration du monde. L’image imprimée a permis aux savants comme aux voyageurs de partager ce qu’ils avaient appris à connaître de l’univers environnant, d’en dresser la cartographie.
Même si elle a pratiquement perdu aujourd’hui toute fonction didactique (l’œuvre d’art, cependant, nous apprend toujours quelque chose, ne serait-ce qu’à la regarder), la gravure n’en continue pas moins d’entretenir à l’occasion un rapport mimétique à la nature, non seulement dans la représentation concrète (êtres vivants, paysages…) mais jusque dans l’abstraction, lorsque le graveur s’efforce par son geste d’atteindre au raffinement formel que peuvent atteindre certains objets naturels. [...]
En écho à ce qu’écrit Xénophon Sachinis, on peut dire que la gravure contemporaine fait siens « les problèmes plastiques d’aujourd’hui qui concernent l’art d’aujourd’hui ». Il n’empêche que [...] certains de ces problèmes paraissent plus spécifiques à la gravure qu’à d’autres arts visuels. Je pense en particulier à la question de la mémoire. Par définition, l’estampe est toujours trace d’autre chose, résultat différé d’un long travail de patience, témoignage d’un moment antérieur : comme au réveil nous gardons parfois sur notre peau les marques
d’un drap froissé. [...]
Mais la mémoire n’est pas qu’affective, elle est aussi technologique. L’essor de la gravure à la Renaissance fut parallèle à celui de l’imprimerie, qui s’accompagna
d’une révolution des esprits. Que devient cet art à l’ère de l’informatique ? [...].


[1Le texte intégral de Carmelo Virone est à découvrir dans le catalogue couleur de la 7e Biennale internationale de Gravure contemporaine


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